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Expérimentations Drones

Le CIDN souhaite évaluer la faisabilité de nouveaux usages innovants faisant recours à l’utilisation de drones. Ces prestations doivent également servir à identifier des verrous technologiques permettant l’émergence de projets spécifiques mais aussi et surtout de pouvoir sensibiliser largement sur la maturité et la faisabilité de telles solutions.



Ces études devront :


• Evaluer la faisabilité d’un usage innovant,

• Répondre à une thématique du CIDN,

• Être de courte durée (< 6mois )

• Être de faible budget (~10k€)


Intervention Drone pour la Maison de l'estuaire - Copyright 7CIS - GVS DRONE
Intervention Drone pour la Maison de l'estuaire - Copyright 7CIS - GVS DRONE

Dans le cadre de nos interventions Drone pour la Maison de l'Estuaire, nous avons cartographié au total près de 1200 hectares au Phantom 4 Pro v 2.0 / Plan de vol : DroneDeploy sur 4 jours d'intervention. Collecte et traitements des données : DroneDeploy


Nous sommes intervenus à plusieurs reprises pour différentes missions dans lesquels nous avons pu expérimenté l'usage d'autres aéronefs de la gamme DJI en fonction des différents cas de figures.

  • Mavic 2 zoom

  • Mavic 2 Pro

  • Mavic 2 Dual Enterprise

  • Mavic 2 Dual Enterprise Advanced

  • Casque FPV - Racing Edition

Pour compléter cette première expérimentation nous avons orienté la Maison de l'Estuaire vers le CIDN afin d'aller encore plus loin dans les expérimentations notamment avec l'utilisation du DJI Matrice 300 RTK équipé de la nacelle Zenmuse P1 et le capteur LIDAR Zenmuse P1. Cette mission à été confié à la société Polidrone avec en soutien technique la société ABOT, toutes deux membres co-fondateurs du CIDN.



L’objectif est de capitaliser sur les résultats, de façon à développer ces cas d’usages. C’est pourquoi le CIDN ne demande pas d’exclusivité ou de propriété industrielle spécifique mais la possibilité de valoriser et de capitaliser sur les résultats.


Les thématiques identifiées sont les suivantes :


• Détection, évaluation en situation complexe

• Prélèvement de matière « dangereuse » par drones aérien

• Autonomie des drones hydrogène

• Détection RFID par drones

• Observation du milieu naturel et appui à l’agronomie

• Tour de plaine automatique (détection)

• Semis

• Suivi de pousse



La Maison de l’Estuaire réalise actuellement de nombreux suivis scientifiques sur la faune sauvage définis dans le cadre du Plan de gestion de la Réserve naturelle nationale de l’Estuaire de la Seine. Néanmoins, le suivi des grands mammifères terrestres reste difficile à mettre en place de par la très grande surface de milieux favorables à couvrir et leur accès difficile pour l’homme. La Maison de l’estuaire recherche une solution aéroporté économique (drone) pour assister le personnel au sol dans le suivi de la grande faune sauvage.



Résultats attendus :

  1. Rapports d’inspections : comparaison des missions thermiques et lidar, commentaires, analyses et comparaison des images entre elles, cartographies, identification des animaux. Un rapport sera rédigé après chaque expérimentation et présenté à la Maison de l’Estuaire. -

  2. Rapports concernant une analyse de l’impact du bruit du drone sur les animaux.

  3. Rédaction des CR des réunions.

  4. Un dossier complet récapitulant l’ensemble de l’étude à rendre à la fin des 6 mois d’expérimentation.

Aspects innovants :

  1. Réaliser un suivi et une cartographie de la faune sauvage en utilisant la technologie drone. Actuellement le suivi est réalisé « à pied » sans données fiables.

  2. Permettre à la Maison de l’Estuaire via cette nouvelle technologie de renforcer le suivi des mammifères terrestres en évitant le dérangement au sol (limitation des risques de destruction d’habitats, flores patrimoniales et/ou des nids).

  3. Utilisation d’une nouvelle technologie de capteur qui sera testée pour la première fois durant cette expérimentation sur le territoire Normand (capteur lidar DJI ZENMUSE L1 monté sur le drone DJI M300 RTK, ce capteur sera disponible en France à partir de mi-mai).

  4. Evaluer le comportement des animaux vis-à-vis du bruit des drones.

Cohérence avec les thématiques du CIDN :


Le CIDN souhaite faire de la Normandie un territoire d’excellence du développement de solutions drones. Nous avons donc fait le choix, à travers cette étude, de tester un capteur innovant « capteur lidar DJI ZENMUSE L1 » afin d’être les premiers sur le territoire Normand, à utiliser cette charge utile. La réussite de cette expérimentation pourra éventuellement déclencher un achat de la part du CIDN, d’un capteur lidar, dans le cadre des axes « recherche », « expérimentations » et « mutualisation ».


Le CIDN souhaite lever des verrous technologiques à travers la recherche et les expérimentations. Dans cette lignée, nous souhaitons donc résoudre, une problématique donnée, à travers nos 6 mois d’étude sur le sujet (test sur le terrain, capteurs, traitements des données, adapter les modes opératoires, etc). Si l’expérimentation est concluante, notre technologie pourra être utilisée afin d’accompagner la Maison de l’Estuaire dans la gestion de la Réserve Naturelle Nationale de l’Estuaire de la Seine et ainsi faire rayonner la Normandie via le CIDN et le développement de solutions drones dans d’autres Parcs et Réserves Naturelles.


La réussite de cette expérimentation pourrait conduire à la mise en place d’un véritable suivi régulier

pour la Maison de l’Estuaire, actuellement inexistant, de ces espèces qui permettrait, chiffres et

localisations à l’appui, d’orienter au mieux la gestion de leurs populations.


Par exemple, le gestionnaire pourrait alors être en mesure de pouvoir justifier, auprès des autorités

administratives, la validation ou non d’une battue administrative de sangliers dans un secteur donné,

ou encore sur le plan écologique d’essayer de comprendre des problématiques de dérangements, de

déplacements ou de concurrence entre espèces. Cette solution, si elle se montre efficace, pourrait être facilement transposée à l’échelon régional, voir national, dans le domaine de l’agriculture pour lequel cette problématique est devenue majeure depuis des années.


CONCLUSIONS SUR CETTE 1ère EXPERIMENTATION :


- Le drone DJI M300, malgré son poids et ses dimensions importantes fait peu de bruit en vol, moins

que le phantom 4 par exemple. La grande autonomie , la polyvalence et la fiabilité sont des

caractéristiques intéressantes.

- Le capteur thermique ZENMUSE H20T s’avère être un capteur de grande qualité. L’association sur un

même boitier d’un capteur thermique, d’une caméra grand angle, d’un zoom optique puissant et d’un

lasermètre lui confère une grande polyvalence lors des observations. Chaque prise de vue enregistre 3

images, thermique, grand angle et zoom. Il est possible également de filmer en 4K en thermique,

grand angle et zoom. Attention à la place mémoire dans la carte SD lors des vidéos, privilégier une

carte SD performante, 128 Go par exemple.

- La détection thermique des animaux a été possible même en sous-bois (vaches highland) à condition

toutefois que le couvert végétal laisse quelques « trous » jusqu’au sol. Le capteur thermique permet

quand même de détecter les vaches et de les compter. Leur mouvement a facilité leur repérage. Leur

recherche et détection aurait été impossible en image RGB (couleurs vraies).

- La détection des chevaux Camargue en milieu découvert a été réalisée très rapidement grâce au

capteur thermique et ce à très grande distance.


Cette capacité a repérer des points « chauds » à grande distance supérieure à 500m ainsi que le zoom optique de grande capacité et de très bonne qualité est un avantage indéniable dans le succès des recherches sans déranger la faune.

- La détection d’un renard dans le maïs nous a conforté dans la capacité de ce capteur H20T à trouver

des populations de sangliers dans les cultures hautes et les roselières, sujet qui intéresse de près la

Maison de l’Estuaire. Une surface de 10Ha a été balayée par le drone en moins de 5mn avant que le

capteur thermique et le zoom RGB permette de localiser un animal petit et discret au milieu d’un

champ de maïs.

- L’imagerie thermique n’est pas efficace sur les oiseaux.

- Le zoom optique est un outil très performant pour voir et compter des populations d’oiseaux en

restant à bonne distance pour ne pas les déranger (vol à 100 m de hauteur et distance >750m).

- Il serait intéressant de mesurer quelle surface pourrait couvrir le drone avec un jeu de batteries pour

rechercher des sangliers dans les roselières par exemple.


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